De passage dans le Bordelais, j’ai aperçu pas mal de pancartes disséminées un peu partout affichant ‘le bourru est arrivé’. Cela a évidemment aiguisé ma curiosité et m’a fait directement pensé au Beaujolais Nouveau. On n’en était pas si loin.

Le bourru (ou vin bourru) est en fait une sorte de limonade et de moût en fermentation. Un jus de raisin, qui de par ses levures et son sucre est en début de fermentation. Et constitue donc déjà un jeune vin trouble. Pour résumer grossièrement son procédé (et début du vin) : le raisin est pressé, son jus récolté et entreposé dans des cuves. Vient ensuite le processus de fermentation: transformer le sucre en alcool. Pour aider cette transformation naturelle, les viticulteurs ajoutent quelques levures. La fermentation commence…

Le bourru est tiré au tout début de cette fermentation. Lorsque le jus ne comporte qu’un ou deux degré d’alcool. On peut donc parler de vin nouveau. Son goût est donc frais et subtilement pétillant. Il ne se conserve pas longtemps et attention, comme la fermentation est encore active et que du gaz s’échappe du liquide, il ne faut pas le maintenir dans une récipient fermé. Pour en avoir goûter quelques-uns: c’est très intéressant de constater déjà les différences existant d’un jus à l’autre à ce stade si peu avancé de la fermentation. On remarque également les caractéristiques qui définiront le vin qu’il deviendra. Bien sûr, le bourru évolue énormément en fonction de son âge. Quoi qu’il en soit, cette boisson légère et rafraichissante est très agréable à boire.