Je vous écris aujourd’hui un article pour vous parler de la nouvelle carte des vins naturels au Bistro du Canal. Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de cet établissement qui me tient particulièrement à cœur. J’aime la carte écrite à la craie sur le tableau noir qui change selon l’inspiration de Catherine. Catherine, une chef qui sous ses abords de fille sage, est en fait un joyeux luron qui cache bien son jeu. J’aime les apéros de Toto chaque mercredi soir, où les habitués – qui ont au fil du temps fini par tous se connaître – s’y rendent presque par tradition sacrée, avec l’envie de goûter les dernières trouvailles de Thomas. J’aime les plats gourmands et généreux affichant un rapport qualité prix imbattable. Et j’aime aujourd’hui aussi la nouvelle carte des vins (mais sachez que la précédente est toujours d’actualité aussi), sélectionnée par Lio (le patron) et Vino Vivo, une nouvelle société de distribution de vins natures lancée par deux amis passionnés.

Le bistro du canal
Le bistro du canal

Tout d’abord, quelques mots sur les vins nature(l)s. Lorsqu’on parle de vins natures, on évoque des vins qui ont été élaborés de la manière la plus naturelle qu’il soit, c’est-à-dire sans collage, ni de filtration, pas ou très peu de sulfitage, et des fermentation dûes aux levures indigènes.

Pour autant, je n’ai pas la prétention de me lancer dans le débat – qui pour moi n’en est pas un – sur la valeur et l’intérêt des vins natures contre les vins non natures. A mon humble avis, il existe (ça n’engage que moi) deux types de vin : les vins qu’on aime et ceux qu’on n’aime pas. J’essaye de boire ceux que j’aime, parce qu’ils me donneront du plaisir. Et pour moi, le vin est lié au plaisir.

Alors évidemment, je préfère me dire que le vin que je bois est le plus nature possible… qu’il n’y pas de pesticide dedans. Comme pour ce que je mange, j’essaye de manger un maximum bio même si je préfère m’acheter un magnifique morceau de viande maturée chez mon boucher (qui n’est pas bio) mais qui a été élevée dans le respect et qui a gambadé gaiement dans une grande prairie.
Forcément et comme dans tout, il y a du bon et du mauvais, que ce soit dans les vins bio, non bio, natures…

Ce qui mérite par contre d’être souligné est qu’en général les vins élaborés en biodynamie ou nature témoignent d’un travail supplémentaire de la part du vigneron, ce qui prouve un engagement certain et mérite le respect. Mais forcément ce travail implique également un tarif plus élevé.
Un autre élément qui pour moi est un argument non négligeable : la qualité de l’ivresse (et donc du jour qui suit). C’est un fait avéré pour moi, à quantité égale (si je vais dans l’excès évidemment – ce qui m’arrive de temps à autre), je me sens plus légère, mon sommeil est meilleur et le lendemain est nettement plus agréable.

esdaquiMais revenons-en à la carte ! Pour en avoir goûté quelques-uns, je les trouve bien à mon goût. Il s’agit de vins natures de très haut vol ! Ils sont complexes, maitrisés et très harmonieux. Voici quelques de mes coups de cœur :

En blanc :

  • Domaine Es d’Aqui (Sauvignon et Mauzac du Languedoc)
  • Domaine Andrée (Chenin d’Anjou)
  • Et tous les vins de Stefano Bellotti !

En rosé :

  • Rose Bohème du Domaine Peyras (Grenache et Mourvèdre du Languedoc)

En rouge :

  • Anarchico de Silvio Morando (Grignolino du Piémont)

Sachez d’ailleurs que vous pouvez emporter les bouteilles à moitié prix pour les déguster chez vous. Et voici deux accords topissimes à déguster sur place :

La choucroute avec le Riesling de Riestch (facile je vous l’accorde mais qui fonctionne particulièrement bien) et le Bonarda (un rouge fruité et perlant du Piémont) avec le bœuf à la japonaise.

Je ne sais pas vous mais ça me donne faim et soif tout ça !