Je vous ai déjà parlé de mon astuce infaillible pour les oeufs pochés. L’avantage aussi de cette technique est qu’elle permet la cuisson de plusieurs oeufs en même temps. Pour cette entrée (largement inspirée de mon ami Alex), j’ai rassemblé plein d’ingrédients que j’adore, ajouté une sauce qui se marie très bien avec les crevettes (et facile en plus!). Franchement, rien n’est très cher (à part les crevettes grises, mais il ne faut pas en mettre beaucoup) et le résultat est non seulement délicieux, mais il en jette!

Pour cette entrée, j’ai aussi demandé à Patrick Böttcher, du blog ‘Vins Libres‘, avec lequel – rappelez-vous – LoftKitchen s’est jumelé, de sélectionner quelques vins afin de l’accompagner à merveille.

Les accords de Patrick (lire ces précieux conseils avec des images et tout ça ici) :

Une bien belle recette variée, riche aussi, qu’il ne faudrait certainement pas alourdir avec un vin puissant, et qui, au contraire, a besoin de la vivacité d’une acidité prononcée, tendue, cette acidité qui va donner de l’aérien au plat.
En pole position dans la grille de départ des accords, je mettrais une bulle. Pour ceux qui n’ont pas l’occasion de voir défiler 5-6 quilles à l’apéro, voici donc une bonne solution pour faire d’une pierre, deux coups, apéro-plat. Et la pierre, c’est un crémant alsacien, sans soufre et sans sucre (brut zéro nature, comme ils disent) du domaine Zusslin au sud du Haut-Rhin. Une pépite cristalline tendue comme un arc Parthe, le genre de bulle à très haute buvabilité qui va donner une grosse dose de peps à la crème fraiche et au parmesan.
Toujours en pole, on reste en Alsace avec une autre pépite forgée sur le seul terroir granitique du Bas-Rhin, le Riesling 2010 Grand Cru Frankstein du domaine Beck-Hartweg. Depuis plus de 5 ans, Florian, le taulier du domaine, minéralise ses vins, chaque millésime un peu plus, et il nous offre ici un vin très concentré mais où la finesse et surtout l’acidité d’orfèvre, millésime aidant, dynamisent littéralement le plat.
Un vin essentiel pour comprendre comment les rieslings d’Alsace sont probablement les plus grands ambassadeurs de la gastronomie…. quand la qualité est au rendez-vous !
L’autre grande région des vins blancs de garde avec un gros potentiel d’acidité est clairement la Loire avec son chenin blanc, ce cépage qui est probablement ce qu’on fait de mieux pour aller de l’entrée au fromage, avec délectation.
Un parfait exemple en est le Saumur blanc 2011 du Domaine du Collier, une des branches familiales des mythiques Foucault, qui nous livre une merveille de sensualité florale et mielleuse mais toujours avec cette tension de diamantaire qui éclaircit tout devant elle. Si ce vin se suffit largement à lui-même, il n’en reste pas moins le compagnon idéal de l’œuvre du jour de Florence !
Et comme la recette du jour est assez universelle, pourquoi ne pas finir sur un joli rouge naturel, un Bourgogne où la lourdeur a fait place à la fraicheur et la haute buvabilité comme ce Beaune 2010 de chez Sarnin et Berrux, un pinot noir de haute volée à des lieues de ce qui peut se faire en termes de lourdeur surmaturée ou de tannins bodybuildés. Ici, on est sur le jus du fruit, pur sans pour autant perdre en structure. Une délectation pour l’œuf et le parmesan.

Domaine Zusslin : chez Titulus à Bruxelles
Domaine Beck-Hartweg : au domaine à Dambach-la-Ville (Bas-Rhin)
Domaine du Collier : chez Basin & Marot à Bruxelles
Sarnin-Berrux : chez Roeland Fort à Borgerhout

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