En vacances chez mon papa (l’Hédoniste du Nouveau Monde), je me fais un devoir de découvrir (et manger) la cuisine du Sud-Est des Etats-Unis. Je commence mon périple en allant manger dans un restaurant très réputé d’Atlanta: Eugene. Sachant qu’ils proposent du champagne Henri Giraud sur leur carte des boissons (vous savez, le meilleur champagne du monde, je vous en ai déjà parlé), ils ont déjà pratiquement toute ma confiance. C’est également et surtout l’un des restaurants préférés de mon papa. Il nous écrit quelques lignes à son sujet :

Restaurant EUGENE’ est une véritable perle de la gastronomie d’Atlanta. Le chef propriétaire Linton Hopkins est le plus honoré du Sud des Etats-Unis, nommé cinq années consécutives « Meilleur Chef du Sud-Est » par la Fondation James Beard. « Meilleur Restaurant du Sud-Est » pour le guide Gayot, le Food and Wine magazine et l’Atlanta Journal. La cuisine d’Eugene est dotée d’une âme que l’on ressent immédiatement dès qu’on parcourt le menu. Le respect de l’authenticité des ingrédients, l’appel constant au terroir local et au savoir-faire des artisans de la région se retrouvent à toutes les lignes. Toutes les sauces, toutes les préparations sont confectionnées dans la maison, à partir des produits locaux. Les Hopkins ont le support enthousiaste de tous les fermiers de la région, pour la plupart organiques, et ils sont les co-fondateurs du ‘Peachtree Road Farmer’s Market’ qui est une référence gastronomique du Sud-Est américain.

A notre arrivée, nous sommes accueillis chaleureusement. Je parcours leur menu. La carte est limitée mais très appétissante. Le choix est difficile. J’opte finalement pour une poitrine de porc cuite en basse température. Il est servi avec un jus déglacé au sorghum (sorge, plante herbacée) et des noix de pécan. Un mélange équilibré de sucré salé. La surprise du chef nous est ensuite servie: un risotto au lapin confit. Mon plat est quant à lui un queen snapper (poisson originaire du Golfe du Mexique), crevettes, okra grillé (gombo / plante tropicale) accompagné d’une sauce vénitienne.

eugeneporcLe repas a été ponctué par des mises en bouche diverses: macarons salés, oeuf cuit à 64°, consommé à la citronnelle …

A part une légère sur-cuisson du poisson (mais je crois que c’est comme ça qu’on mange le poisson ici), j’ai adoré tout ce que j’ai mangé. Les assiettes sont généreuses et surtout, pleines de saveurs! Le chef est venu nous parler en fin de repas. On comprend qu’on a affaire à un passionné. Sa philosophie est très respectable: il met à l’honneur de magnifiques produits locaux, issus de fermes – biologiques pour la plupart – avoisinantes. Il privilégie également les cuisson lentes, en basse température. Une très agréable découverte donc!

Ma prochaine étape: tester les food trucks!

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